Accueil / Le blog / Renopack et Renoprêt, des aides pour la rénovation énergétique

Renopack et Renoprêt, des aides pour la rénovation énergétique

Ce qui change avec le Rénopack et le Rénoprêt

Depuis le 1er octobre 2026, la Wallonie réorganise son soutien à la rénovation énergétique. L’objectif est clair : concentrer les moyens publics sur les logements les plus énergivores et encourager de véritables améliorations de performance. Pour les propriétaires, cette évolution est aussi un signal important : un mauvais label PEB pèsera de plus en plus dans une décision d’achat.

Un nouveau principe : financer un vrai saut énergétique

Le nouveau régime wallon ne repose plus sur une accumulation de primes par poste de travaux. Il privilégie désormais une approche globale : le financement est accordé lorsque le projet permet au logement de gagner réellement en performance énergétique.

Concrètement, le soutien vise notamment les logements classés PEB G ou F qui atteignent au minimum le label D après travaux, ainsi que les logements classés PEB E qui progressent vers au moins le label C.

Un audit préalable reste indispensable. Il permet de déterminer l’ordre logique des travaux, d’identifier les priorités et de démontrer que le projet répond aux conditions du dispositif.

Rénopack : le prêt à taux zéro avec réduction à rembourser

Le Rénopack est destiné aux ménages des catégories de revenus C1, C2 et C3. Il s’agit d’un prêt à taux zéro assorti d’une réduction du montant à rembourser, assimilable à une aide financière.

  • Catégorie C1 : revenus jusqu’à 28.900 € ; réduction de 50 % du montant à rembourser.
  • Catégorie C2 : revenus de 28.900,01 € à 41.100 € ; réduction de 40 %.
  • Catégorie C3 : revenus de 41.100,01 € à 67.100 € ; réduction de 15 %.

Le bénéficiaire doit détenir un droit réel sur le logement et s’engager à l’occuper dans les 24 mois suivant l’octroi du prêt. Le Rénopack n’est pas accessible aux multipropriétaires.

Rénoprêt : une solution plus large pour financer les travaux

Le Rénoprêt est un prêt à taux zéro ou à taux préférentiel, selon la nature des travaux, le profil du demandeur et ses revenus. Il vise notamment les ménages de la catégorie C4, les propriétaires-bailleurs et les associations de copropriétaires.

Les maisons unifamiliales peuvent bénéficier d’un financement pouvant atteindre 75.000 €. Pour les travaux privatifs en copropriété, le financement peut aller jusqu’à 60.000 € par logement. Les travaux éligibles peuvent concerner l’isolation, la salubrité, la ventilation, le chauffage ou encore l’amélioration globale de l’enveloppe du bâtiment.

Pourquoi ces changements comptent pour la valeur d’un bien

Un logement très énergivore ne se vend pas automatiquement moins cher. Mais les acheteurs regardent de plus en plus le coût futur des travaux, le confort thermique et les échéances réglementaires. Le prix d’achat n’est plus le seul élément de comparaison : le budget de rénovation entre désormais pleinement dans la négociation.

Pour un propriétaire qui envisage de vendre, deux stratégies peuvent donc se défendre : rénover de manière ciblée pour renforcer l’attractivité du bien, ou vendre avant que les exigences et la concurrence entre logements performants ne deviennent plus fortes. La bonne décision dépend du bien, de son PEB, de son potentiel et du marché local.

Vous envisagez une vente ?

Chez Mamertin Immobilier, nous intégrons le PEB, l’état technique du logement et les travaux à prévoir dans notre analyse de valeur. Une estimation réaliste permet de positionner votre bien avec justesse et de défendre son prix auprès des acquéreurs.

Demander une estimation

Informations générales établies sur la base des communications de la Wallonie publiées en septembre 2026. Les conditions personnelles d’accès aux aides et aux financements doivent être vérifiées auprès des organismes compétents avant tout engagement.

Vous aimerez aussi…