Prévoir un mandat extrajudiciaire pour le cas où vous ne seriez plus en mesure de gérer vos biens et votre personne est une solution très peu utilisée en Wallonie et à Bruxelles.
En 2025, plus de 120.000 mandats de protection ont été conclus, dont la quasi-totalité (109.500) en Flandre, contre 8.436 en Wallonie et 3.549 à Bruxelles. Cet engouement a été particulièrement impressionnant en novembre 2025 puisque 46% de Flamands en plus ont signé un tel document par rapport à l’année précédente, selon les chiffres de la Fédération du notariat (Fednot).
Un mandat de protection permet notamment de désigner à l’avance la personne (conjoint, enfant) qui gérera vos finances personnelles si vous n’êtes plus en mesure de le faire vous-même, temporairement ou définitivement, par exemple à la suite d’une maladie ou d’un accident. Recevoir votre courrier recommandé, gérer vos comptes bancaires, payer vos factures ou percevoir une pension, ou encore donner des instructions concernant la vente d’un bien immobilier ou une donation.
Le mandat est également un instrument de planification des soins (choix de la maison de retraite en fonction de vos préférences et de votre budget) qui permet que tout soit conforme à vos souhaits.
Un mandat de protection permet notamment de désigner à l’avance la personne (conjoint, enfant) qui gérera vos finances personnelles si vous n’êtes plus en mesure de le faire vous-même, à la suite d’une maladie ou d’un accident.
Le rôle du notaire
Le notaire va s’assurer que le client comprend les décisions qu’il prend, ainsi que leur portée. En cas de doute, il demandera un certificat médical.
Pour que le mandat de protection produise ses effets lorsque le mandataire devient juridiquement incapable, il doit être enregistré dans le Registre central des mandats, géré par Fednot.
Source : L’echo de la Bourse.

